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THEME : « LA DELIVRANCE PAR LA PRIERE ET PAR LE JEUNE » Textes : 1 Rois 17 : 17 – 24 / Actes 9 : 36 – 43 / Matthieu 17 : 14 – 21

21 Juillet 2024 , Rédigé par MOUVEMENT DE REVEIL METHODISTE Publié dans #Enseignement

1)- Contexte


Après l’épisode glorieux de la transfiguration, Jésus redescend de la montagne pour retrouver le monde de la foule et ses demandes de guérison. Le père d’un enfant lunatique fait d’abord appel aux disciples du Seigneur pour la restauration du fils. Ceux-ci, peut-être trop confiants par leurs succès antérieurs ont négligé de puiser leurs forces dans la puissance divine pour faire face à ce démon coriace et obstiné. Face à ce constat d’échec, le père de l’enfant s’adresse alors à la compassion du Maître dans les mêmes termes que la cananéenne dont la fille était tourmentée (Mt 15 : 22). Jésus parla sévèrement au démon, qui sortit de l’enfant pour une guérison instantanée. À la demande des disciples du « Pourquoi n’avons-nous pas chassé cet
esprit ? » Jésus donne trois raisons : « C’est à cause de votre incrédulité…Mais cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne » (Mt 17 : 20a -21). D’où notre thème : « La délivrance par la prière et par le jeûne ».


2)- Enseignement


L’épisode de la délivrance de l’enfant lunatique nous révèle que le fait d’être
chrétiens, membres du conseil paroissial et/ou du Mouvement de Réveil Méthodiste ne nous épargne pas du doute, et le fait de douter ne nous empêche pas d’être chrétiens. L’échec des disciples du Seigneur face à ce démon montre que notre lourdeur dans l’application des commandements de Dieu peut nous faire mordre la poussière face à certains démons plus puissants et obstinés que d’autres, et donc plus résistants quand nous voulons les chasser (Mt 12 : 45). La prière est alors le moyen qui nous permet d’obtenir la puissance nécessaire, à condition qu’elle soit associée à la foi. Sans la foi, notre prière est inopérante ; sans la prière, notre foi est également inopérante. Pour que la prière agisse, il lui faut l’appui de la foi, et pour obtenir la foi, il faut d’abord entendre la Parole de Dieu pour
ensuite prier. Notre foi sera donc à la mesure de notre vie d’enseignement, de méditation et de prière. Or avoir la foi, c’est croire en Dieu et en sa Parole, quelle que soit la situation bonne ou mauvaise de notre vie.
La prière efficace nécessite à la fois une attitude (une complète dépendance de la Parole de Dieu qui nous a été enseignée et que nous méditons quotidiennement) et une action (la demande que nous adressons au Père céleste conformément aux promesses contenu dans sa Parole). C’est la clé qui déverrouille la foi dans notre vie. Nous exprimons notre dépendance totale en demandant humblement à Dieu de nous remplir quotidiennement de foi et de sa puissance. Dans les circonstances difficiles, rien ne peut et ne doit remplacer cette attitude confiante en Dieu. C’est ainsi qu’à
Sarepta, le prophète Élie nous montre que nous ne sommes pas appelés à nous reposer sur une réponse de Dieu déjà reçue, mais à dépendre de Lui dans chaque nouvelle situation. Face à la dépouille mortelle du fils de la veuve, s’étant laissé guider par le Créateur, il prit le corps, le monta dans la chambre haute, s’étendit trois fois sur lui et invoqua l’Éternel par une prière fervente (1 Rois 17 : 24). Le miracle de cette résurrection convainquit alors la femme qu’Élie était un Homme de Dieu et que la Parole de l’Éternel était la vérité. Elle eut par conséquent foi au Dieu d’Israël. Quel que soit le degré de foi auquel nous sommes parvenus, nous ne pourrons jamais nous suffire à nous-mêmes. Car la foi ne se garde pas comme la nourriture au congélateur. Elle est appelée à se développer, et la progression dans la foi est un processus constant de renouvellement quotidien de notre confiance en la Parole de Dieu.
Retenons dès lors qu’une faible foi peine à croire en Dieu même quand une solution à l’épreuve se dessine. Elle consiste alors à placer notre confiance en nos dons, nos talents et parfois même en nos expériences passées plutôt qu’en Dieu et en sa Parole. Or plus notre foi sera grande, plus nos prières nous pousseront toujours à l’abandon à la volonté du Créateur. Car prier avec foi, c’est actionner l’interrupteur d’un gros moteur pour le mettre dans la position « Marche dans le surnaturel ! » C’est ainsi qu’à Joppé, Pierre s’appuyant sur l’échec face au démon lunatique et sur l’exhortation du Seigneur Jésus en Jean 14 : 12, s’est souvenu de l’épisode de la fille
de Jaïrus ramenée à la vie, pour se retrouver seul dans la prière face à la dépouille mortelle de Tabitha afin de savoir quoi faire. Puis il eut la conviction qu’il devait appeler Tabitha à se lever (Proclamation = prière prophétique)…et Tabitha ouvrit les yeux (Actes 9 : 40).
Dans d’autres circonstances, il est nécessaire de jeûner pour que Dieu réponde à nos requêtes. Jeûner, ne consiste pas simplement à sauter des repas pendant un certain temps. C’est un exercice spirituel pour traduire notre désir de maîtriser nos appétits physiques et de mettre de côté tous les désirs et toutes les préoccupations terrestres au profit des biens spirituels. Par le jeûne, nous disons à Dieu que nous sommes disposés à nous offrir entièrement pour qu’il accomplisse sa Volonté. C’est le signe par lequel nous montrons que nous sommes prêts à renoncer à des choses aussi légitimes que la nourriture du corps pour nous concentrer sur notre engagement
à son service. Alors qu’une grande foi nous pousse par la prière à croire en Dieu et en sa Parole même quand la situation semble désespérée, le jeûne nous donne de comprendre que la délivrance ne se fait pas en employant simplement les bonnes formules, ou à adresser une prière intellectuelle face à un démon afin d’obtenir l’aide de Dieu, mais à s’effacer pour dépendre totalement du Créateur pour que la gloire Lui revienne. La prière et le jeûne sont alors deux faces de la même pièce utile pour la réussite d’une délivrance selon Dieu.


Conclusion


In fine chasser un démon dans la vie d’un croyant n’est pas un exercice qui se fait sans l’aide du Très Haut. C’est un sacerdoce, un don de Dieu (Éph 2 : 8-9). Le secret est alors de vivre constamment seul et de manière communautaire devant Dieu dans la sanctification en le priant (régulièrement de manière individuelle), avec humilité et parfois dans le jeûne afin de recevoir les forces et la puissance nécessaires à ce ministère qu’est la délivrance.

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