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L’EGLISE GLORIEUSE.

26 Mai 2015 , Rédigé par Rév. Pasteur Becken Kokobe Publié dans #Enseignement

THEME : L’EGLISE GLORIEUSE EPHESIENS 5 :27

 Orateur : Rév. Pasteur Becken Kokobe
 
DÉFINITION
 
Dans notre contexte, l’Eglise n’est pas l’édifice cultuel élevé dans un endroit et consacré à Yahvé mais la communauté chrétienne. Ainsi dans le grec classique, ce mot désignait l’assemblée plénière des citoyens appelés à la gestion des affaires publiques, des «ekklètoi ». C’est donc une communauté des croyants baptisés dans laquelle la parole de Dieu est prêchée, la foi apostolique est confessée, les sacrements sont célébrés, l’œuvre rédemptrice de Christ pour le monde est témoignée.
 
LES CARACTÉRISTIQUES D’UNE EGLISE GLORIEUSE
 
A la lecture de Actes 2 : 41 – 47, on découvre qu’une église est dite glorieuse, lorsqu’elle se révèle comme étant une église victorieuse, vivante et conquérante.
 
1-    L’Eglise victorieuse. Actes 2 : 41-42
 
Là où, les auditeurs de la prédication acceptent de se repentir et deviennent des appelés et des croyants ou tout simplement enfants de Dieu. Ils le sont par le biais de la repentance avec les trois « R » suivants
  • Ø Reconnaître : Que l’homme sans Jésus est pécheur. Ses actes sont mauvais. Il doit admettre ses fautes
  • Ø Regretter : Avoir des remords pour la faute commise.
  • Ø Renoncer : S’engager à quitter le milieu du mal, ne plus refaire ce qu’on a confessé, ce qu’on a dénoncé.
Ainsi, celui qui entre dans cette vision est nommé « appelé ». Malheureusement l’Eglise actuelle s’arrête à ce niveau, alors que l’Eglise ancienne ou la 1ère Eglise est allée loin et est devenue disciple de Jésus, c’est-à-dire, l’Eglise dans laquelle l’on retrouve les traits de la parole de Dieu en Jésus le Christ tous les jours. L’Eglise victorieuse est cette église dans laquelle le disciple de Jésus marche selon l’acrostiche de CHRIST.
 
 
Connaissance de la parole de Dieu
Humilité
Résolution
Intimité
Sacrifice
Travail
: connaissance de la parole de Dieu, c’est l’étape de la culture biblique pour la connaissance du bien et du mal, de ses droits et de ses devoirs. C’est le lieu de mettre sa bible au chevet du lit ou même avoir diverses versions dans la bibliothèque pour attirer l’attention « Du m’as- tu vu ? ». On ne peut pas être disciple et être en même temps un séro-ignorant de la parole de Dieu. La parole est la force du disciple. Le disciple « méthodiste » se reconnaît dans la parole et la louange.
H : humilité, même le Dieu incomparable, suprême, transcendant s’est humilié en descendant sur la terre et a vécu les réalités de la terre. Le disciple de Jésus est donc celui qui accepte de descendre, de s’humilier et qui souvent devient une serpillère nettoyant la saleté pour rendre la communauté propre. Retenons que « l’humilité précède la gloire ».
R : résolution ou décision, le disciple est résolu pour être une source de bénédiction pour sa génération. Il doit marquer sa génération ; faire vivre la paix, l’entente, la communion fraternelle là ou Dieu le place.
I : intimité, être constamment devant la face de Dieu. Le disciple doit être en communion permanente avec son Dieu.
S : sacrifice. Le livre de « Hébreux » résume que Jésus le Christ était le sacrifice et en même temps le sacrificateur. Le disciple doit imiter Jésus en signe de Sacrifice car tout disciple vivant loin du sacrifice est encore « appelé » et non « élu ».
T : travail. Le disciple de Dieu doit être constamment en mouvement au plan social, éthique mais également au plan spirituel. Le disciple de Dieu le Père est celui qui travaille pour que Dieu soit reconnu comme un (1) Dieu qui n’est pas virtuel mais un (1) Dieu réel. Le travail et la promotion doivent accompagner le disciple en tout temps et en tout lieu.
Quand le croyant « appelé » atteint ce niveau, il est reconnu comme le Disciple de Christ.
 
2-    Une Eglise vivante : Actes 2 : 42-43, là où les Elus persévèrent
 
La persévérance est le pilier d’une Eglise vivante avec ses (04) quatre branches solides et essentielles.
  • Ø Les enseignements. Les Elus persévèrent dans les enseignements sans relâche. Ils se font former afin  d’être de véritables formateurs pour la future génération.
  • Ø La communion fraternelle. L’addition des élus donne toujours « 1 ». Quelques soient les circonstances, les élus restent dans la communion fraternelle. Ils se pardonnent, s’acceptent, ne repoussent pas ou même n’abandonnent pas le membre malade. Comme le font nos épouses, nos mamans dans la cuisine, qui une fois blessées par un couteau le jettent, bandent la plaie et aussitôt le reprennent pour la même cause. Les élus se soutiennent, se couvrent. Mais aujourd’hui, l’Eglise est l’armée la plus désordonnée dans laquelle le blessé est tué. La communion fraternelle n’existe pratiquement plus car les élus vivent en duel ; toujours prêts à repousser, à désigner, le comble à exposer son propre frère ayant commis une erreur.
  • Ø La Sainte cène ou fraction du pain. Ils rendent les sacrements possibles dans la sincérité.
  • Ø Les prières. Les élus demeurèrent dans la prière. Ils cherchent toujours la volonté de Dieu dans les décisions à travers la prière. Ils gardent espoir offensif comme défensif par le biais de la prière.
Le disciple a une crainte car il connaît la dimension du Dieu devant lequel il se rend constamment. L’Eglise vivante est le lieu dans lequel Dieu le Père se démontre ou se révèle à travers des miracles, des prodiges, donc des signes extraordinaires qui viennent de la puissance de ce Dieu. Ainsi, une église dans laquelle les miracles sont absents ou même contestés est une église à problème car Dieu le Père est extraordinaire et se révèle à nous d’une façon extraordinaire. Alors l’Eglise qui vit et témoigne la puissance de Dieu est l’Eglise vivante.
 
3-    Une Eglise conquérante : Actes 2 : 45-47
 
Là où les élus donnent les moyens pour que l’église avance. Il est écrit qu’ils vendaient leurs biens et leurs propriétés et ils partageaient le produit entre tous selon les besoins de chacun. L’imparfait utilisé ici selon les enseignements de lettres modernes, décrit les évènements du passé mais qui se prolongeaient. En disant ; ils vendaient, revient à dire que l’action se faisait tout le temps. Ce sont des disciples qui ne sont pas médiocres, misérables ou pauvres. Ils donnaient leurs moyens pour faire avancer l’Eglise. Pour confirmer, il est écrit qu’ils étaient assidus au temple chaque jour. Le Psaume 55 : 18 nous dit que les juifs priaient trois (3) fois par jour. Parcourant les évangiles, il est écrit qu’il y avait un temps de prière à la troisième heure (9h), à la sixième heure (12h) et à la neuvième heure (15h). Ils trouvaient le temps de prier au moins trois (3) fois par jour ; c’est ce qui caractérisait les disciples.
Comment quelqu’un qui priait trois fois par jour peut vendre ses biens (terre, maison, etc.) pour faire une église ?
Les disciples étaient ordonnés, ils faisaient toute chose ponctuellement et avaient à cœur de donner du terrain à la parole de Dieu. Avec douze (12) personnes, le plus petit gouvernement ayant existé au monde, Jésus le Christ a pu toucher le monde. Mais aujourd’hui dans nos conseils, c’est la pléiade (40 – 50 conseillers) mais incapables de toucher même une maison, déranger un quartier ; voilà la médiocrité qui nous caractérise. La première Eglise était assidue et luttait pour l’avancement de l’œuvre de Dieu. La Bible disait qu’ils louaient Dieu au point où ils trouvaient grâce aux yeux du peuple car les voisins les voyaient vivre leur foi remplie de partage, de bonnes œuvres envers les opprimés, les chômeurs, les veuves etc. ils étaient une source de bénédiction pour le voisin car ils ont travaillé en louant Dieu et en glorifiant leur créateur. Ces disciples ont marqué leur génération parce qu’ils avaient une arme, ils travaillaient par le Saint-Esprit. C’est ce que Pierre a dit « Si vous croyez, vous recevrez le don du Saint-Esprit ». C’est le don du Saint-Esprit qui qualifie le disciple en faisant de lui un leader de sa génération à travers une vie  chrétienne vraie.
 
CONCLUSION
 
Bien aimés dans le Seigneur, nous pensons faire en sorte que nos églises locales soient le reflet de la gloire du Tout-Puissant en servant Dieu par le Saint-Esprit. En effet les dons spirituels nous ont été promis (Ephésiens 4) pour rendre l’Eglise, corps du Christ, dynamique. Alors arrêtons les compromissions et soyons sincères dans notre engagement afin de bâtir partout une Eglise sans tâche, ni ride. Amen !

 

 

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